Des réglementations du risque légionelle s'appliquent suivant la typologie du bâtiment. Pour limiter les risques de contamination dans les ERP et tout bâtiment, le gouvernement a mis en place des réglementations et recommandations à suivre. Et vous, par lesquelles êtes-vous concerné ?
La légionellose est une infection respiratoire qui se déclenche par inhalation de micro-gouttelettes d'eau contaminée par la légionelle, une bactérie pouvant être présente dans les réseaux d'eau chaude sanitaire. Environ 1 500 cas sont déclarés en France chaque année, principalement dans les établissements de santé et médico-sociaux et les ERP (hôtels, résidences de tourisme, campings, spas). Avec une létalité estimée à 10 %, c'est un risque sanitaire important à prendre en compte dans la gestion de son bâtiment.
Les légionelles se développent dans les réseaux d'eau chaude sanitaire (ECS) selon 3 facteurs :
Arrêté du 23 juin 1978 (modifié par l'arrêté du 30 novembre 2005) : il impose à tous les bâtiments (ERP, habitation, bureaux) avec un réseau de distribution > 3 litres et des points d'usage à risque (douches) :
Arrêté du 1er février 2010 (modifié par l'arrêté du 30 décembre 2022) : relatif à la surveillance des légionelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d'ECS. Les complications augmentent selon l'état de santé (âge, tabagisme, diabète, immunodépression, cancer). Sont soumis à cette réglementation les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les ERP (hôtels, résidences de tourisme, campings, spas).
L'arrêté du 1er février 2010 impose aux ERP :
Si les autres types de bâtiments (bureaux, logements) ne sont pas concernés par l'arrêté du 1er février 2010, des recommandations ont été formulées par le ministère de la Santé, les ARS, le CSTB ou le COSTIC :
La légionellose, avec un risque de létalité de 10 %, est un risque sanitaire important pour les patients et les clients d'un établissement. Il en va de la responsabilité des gestionnaires de proposer un réseau d'ECS conforme et sans danger.
Des cas déclarés représentent un risque réputationnel important : de nombreux articles de presse existent sur des contaminations dans des hôtels, immeubles, hôpitaux ou EHPAD.
Dans les cas les plus graves, à la suite d'un décès dû à la légionellose, les conséquences peuvent aller jusqu'à la condamnation pénale du dirigeant et de l'établissement (personne morale), avec des amendes pouvant dépasser 100 000 euros.
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Sources : solidarites-sante.gouv.fr — legifrance.gouv.fr